La traduction en serait downtown. Ce fut jadis le quartier commerçant de Lisbonne, construit au-dessus de l’eau, volant ainsi au Tage une partie de son couloir, Baixa se caractérise par des immeubles anciens au potentiel de récupération énorme.
Rua dos Fanqueiros, Rua da Madalena, Rua da Prata, Rua da Conceição sont des exemples de rues typiques du quartier que tout Lisboète garde en mémoire. Rua Augusta, rue piétonne où les femmes venaient faire leurs courses de tissus, a beaucoup souffert du terrible incendie des années 80 qui a ravagé les entrepôts dit du Chiado, la laissant quasi abandonnée même si le Condé Nast Traveler espagnol vient de l’élire une des 15 rues à visiter dans le monde avant de mourir. La nuit, les rues sont mal illuminées et se vident ce qui constitue un handicap pour certains.
Aujourd’hui et après la fin des travaux de la place de Rossio et de Praça do Comércio, véritables joyaux d’architecture, Baixa récupère ses heures de gloire et se positionne entre les quartiers qui ont connu la plus grande inflation des dernières années sans doute grâces aux hôtels design, magasins et peut-être quelques artistes qui y seraient de retour.

Baixa bénéficie de nos jours d’un plan de revitalisation qui s’étend pour l’instant, jusqu’à Bica do Sapato. O Campo das Cebolas, longtemps écarté des quartiers en vogue de la capitale, voit peu à peu sa cote remonter, exemple de cela, Pilar, la veuve de Saramago y a ouvert sa fondation dans le fameux immeuble à l'architecture unique, Casa dos Bicos.
Les immeubles sont souvent vendus en pâté de maison et aux enchères, il est donc possible d’y envisager une bonne plus value dans le futur car les prix ne sont pas très élevés comparés à d'autres quartier mais parfois de mauvais conseils font flamber les prix invalidant le retour sur investissement souhaitable.

L’avenir de Baixa est dans le secret des anges, car les lisboètes ne semblent pas encore prêts à y revenir. Les nouvelles règles de circulation en ont conditionné l’accès et le stationnement quasi inexistant est un point faible de taille. Il s’agit pourtant d’une partie du patrimoine portugais qui mériterait qu’on s’y intéresse et que le tourisme source de revenus importants pour le pays n’en serait que plus reconnaissant.